LE «GLAMOUR» PRESENT A LA 5EME EDITION DU FESTIVAL ROCK THE PISTES AVEC «BRIGITTE», DUO DE CHANTEUSES FRANÇAISES.

L’EDLV A EU LA CHANCE DE LES RENCONTRER JUSTE APRES LEUR CONCERT.


EDLV : Bonjour Aurélie et Sylvie. Il y avait l’amour à la plage, maintenant il y a l’amour à la neige. Ça fait quel effet de chanter l’amour en altitude?
Aurélie : Ça fait tourner la tête, non  ? Écoute c’était super, c’est incroyable de jouer dans ce cadre-là, on a une chance inouïe et puis c’est beau et les gens étaient super, enfin on est ravie...
EDLV : Vous aimez l’altitude ?
Sylvie : C’est vraiment super on a une vue...enfin on ne jouait pas face à la vue mais on était face à un public chamarré (rire), il y avait vraiment toutes les couleurs. Et puis on n’a pas l’habitude de jouer si tôt dans la journée, on est arrivé ce matin en tourbus, on a été réveillées à 10h par les douaniers et on se retrouve à 13h30 sur les pistes à jouer. Donc on est un peu déconnectées de toutes réalités.
EDLV : C’est l’endroit le plus insolite où vous ayez joué ?
Aurélie : Nous on aime bien les endroits insolites, mais ça fait partie du palmarès des endroits les plus insolites et je crois qu’en termes de vue c’est assez extraordinaire.
EDLV : Que pensez-vous de ce concept de festival ?
Aurélie : C’est génial...
Sylvie : En plus ça permet aussi d’avoir des familles, des enfants, qui ne peuvent pas forcément venir tard le soir dans les salles obscures. Donc c’est super, c’est bien que la musique s’installe un peu partout.
EDLV : Est-ce que votre rapport à la maternité a changé avec ce deuxième album par rapport à la double identité femme et mère ?
Aurélie : En fait le premier album, on l’a écrit, Sylvie était déjà mère et moi j’essayais d’avoir un enfant. J’ai eu mon premier quand on a commencé à bosser...En fait on avance dans le temps, donc on est peut-être plus familière tout à la fois avec la maternité, notre position de femme, de musicienne, de productrice et d’indépendante. On s’est rendu compte aussi qu’on véhiculait peut-être tout ça à la fois... C’est important pour nous.
Sylvie : Nous ne sommes pas sœurs. Si tu regardes bien nos visages, on ne se ressemble pas du tout. Sur le premier album on était «la blonde» et «la brune» à tel point que certains ont cherché à nous
opposer, à nous confronter, à nous comparer. Par réaction, nous avons souhaité répondre sur nos similitudes : on s’admire, on s’aime beaucoup mutuellement, nous sommes fusionnelles. D’ailleurs, visuellement et esthétiquement c’est très intéressant d’avoir cette sorte de réplique, ce double... On s’en amuse beaucoup !
EDLV : La montagne : c’est comment quand on chante ?
Aurélie : C’est chouette ! L’horizon dégagé c’est magnifique, c’est rare dans la vie d’aller au delà de sa vision...On est bien, ça fait tourner la tête, ça rend fou, on a froid et puis d’un seul coup on a très très chaud.
EDLV : Comment avez-vous trouvé le public de Morgins ?
Sylvie : Super ! On était étonnées quand on est arrivées vers midi. J’ai eu un moment de doute, je n ‘imaginais pas qu’il y aurait autant de monde, je me disais que les gens skiaient et qu’ils ne savaient pas forcément qu’un concert allait avoir lieu. Je n’avais aucune idée de la façon dont ça allait se passer, donc j’étais surprise de voir qu’il y avait autant de public.
EDLV : Est-ce que vous chantez en skiant ?
Aurélie : Quand j’étais gamine je chantais en boucle les titres de Suzanne Véga sur les tire-fesses et quand je remonte dessus ça me revient et je recommence ! (SC/EDLV)