LES JOLIES COLONIES DE VACANCES !

LES JOLIES COLONIES DE VACANCES, MERCI MAMAN, MERCI PAPA, TOUS LES ANS, JE VOUDRAIS QUE ÇA R’COMMENCE, YOU KAÏDI AÏDI AÏDA. QUI NE CONNAIT PAS CETTE CHANSON DE PIERRE PERRET ? ELLE DATE DE L’ÂGE D’OR DES COLONIES DE VACANCES, LES ANNÉES SOIXANTE. MAIS EN FAIT NON, LES COLONIES DE VACANCES SONT PLUS QUE JAMAIS D’ACTUALITÉ. J’AI RENCONTRÉ POUR NOUS EN PARLER LE PRÉSIDENT DU SYNDICAT D’HÔTELS POUR COLLECTIVITÉS DE LA HAUTE SAVOIE (SHC74), MONSIEUR SERGE GAGGIOTTI.

EDLV : Bonjour Serge depuis quand existe votre syndicat ?

Serge Gaggiotti : Depuis les années 70. Au départ il s’agissait d’une association « L’entente », les hébergeurs se sont regroupés autour de problématiques communes. Ils faisaient le même métier, également à l’époque la possibilité de se transmettre des groupes en cas de problème de disponibilités, le prix de la pension étant fi xe, la concurrence ne se faisait donc pas sur ce point. Ensuite le syndicat est né. Il vient en appui de ses adhérents pour les aider sur le plan juridique, mais également pour proposer de l’aide à la communication et fédérer autour d’un territoire. Vous savez notre métier touche à l’enfance, nous sommes donc en première ligne pour ce qui concerne les normes. Pour la protection de l’enfance, mais également l’accessibilité handicapée, etc. Quelquefois, on peut se sentir un peu seul face à tout ça…

EDLV : Justement que reste-til des jolies colonies de Pierre Perret ?

Serge Gaggiotti : À dire vrai, pas grand-chose… Le métier à beaucoup changé, les centres de vacances aussi. Les normes, mais aussi la demande du public, nous ont poussés à plus de confort. Certains centres peuvent facilement rivaliser avec certains hôtels en terme de standing. Aujourd’hui, nos maisons sont plus sures, plus confortables et on y mange mieux. Non ce qui reste de Pierre Perret, c’est sans doute le partage et les grands principes de l’éducation populaire au sens noble du terme. J’ai souvent tendance à dire que les colonies ont rendu accessible le ski à des générations d’enfants. En bref, nous fabriquons les futurs accros de la glisse, les futurs clients des stations.

EDLV : Sur un plan économique, que représentez-vous ?

Serge Gaggiotti : C’est diffi cile à quantifi er, ce que je peux vous dire, si nous prenons juste les adhérents de SHC74, c’est que nous représentons à peu près 6100 lits. Ce qui n’est pas rien…

EDLV : Effectivement ! Et donc votre activité rejaillit sur toute l’économie ?

Serge Gaggiotti : Absolument ! Les différents prestataires d’activités, comme les ESF, les remontées mécaniques, et les commerçants, bénéfi cient de nos clients. Nous représentons une vraie place dans l’offre touristique. Malgré tout, quelquefois, on ne nous fait pas toute la place que nous méritons.

EDLV : C’est à dire ?

Serge Gaggiotti : Et bien, parfois dans certaines stations, l’accueil de nos petits clients n’est pas très bon, je ne dis pas ça pour créer une polémique, mais il y a encore beaucoup d’incompréhension entre nous et les autres acteurs des stations.

EDLV : Que représente aujourd’hui l’activité colonies de vacances ?

Serge Gaggiotti : C’est encore en moyenne les deux-tiers de notre activité, mais comme je vous le disais, cela à beaucoup évolué. Aujourd’hui, nous accueillons aussi des classes vertes, des classes de neige et des familles, de grandes familles évidement. Mais le coeur de notre métier, pour l’essentiel, reste la colo ! Nous sommes aussi devenus des organisateurs de séjours, de stages sportifs… Mais vous savez, au fi nal pour les jeunes qui viennent dans nos maisons, à la fi n du séjour, il reste souvent dans leurs mémoires, le feu de camps, la magie des paysages et le bonheur d’être ensemble, entre jeunes. C’est souvent la première expérience de la liberté.

EDLV : Merci beaucoup Serge, si vous voulez en savoir plus sur SHC74 rendez-vous sur : www.accueilgroupe.com